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Cher Amour perdu,

Je ne sais décidement pas où tu es parti, & à la limite je m 'en fous un peu, vois-tu. Tu es là sans être là, je sais pas si tu vois. Physiquement, je peux la sentir ta main sur ma peau, ton bassin contre le mien & tout le tintouin. Mais je crois, que le coeur n'y est pas. A vrai dire, je me demande même comment tu fais pour respirer alors que tes côtes ne renferment rien, ça ressemble plus à une cavité qu'à un monde parfait, par là. Il faut dire aussi que la démonstration c'est pas tellement ton domaine, & ça ne sert à rien que je me donne la peine de t'arracher un "Je t'aime" puisqu'il n'existe pas. Ca s'appelle la fatalité, mon Amour, c'est comme ça depuis toujours.
Enfin. Toujours est-il que j'ai besoin de toi. Tu y crois, toi? J'ai besoin de quelque chose qui n'est pas, un truc immatériel. Un truc abstrait, comme diraient les artistes. Quelque chose que j'ai cru avoir & que je n'ai finalement jamais vraiment eu.
Tu es là avec moi & tu ne m'aimes pas. C'est malheureux à dire mais c'est comme ça. Je comble l'attente de ton départ, & puis voilà. "

ce texte n'a rien avoir avec ma situation personnelle mais c'etait vrai...avant...avant qu'il ne debarque dans ma vie....ce LUI merveilleux ^^

# Posté le dimanche 13 juillet 2008 20:12

c'est comme ca

c'est comme ca
Il y a des jours où, parfois, tout nous parait fade.
Où on a envie de souffrir simplement pour le fait de savoir qu'on remonte la pente & qu'on est en route vers la légèreté du coeur. On est comme ça, nous, les Humains. On veut sauter dans un gouffre pour s'accrocher aux parois & mieux remonter. Pour flater un peu notre ego, se dire qu'on a réussi. Qu'on a le contrôle. & par la suite se dire qu'on a eu tout faux, & que finalement on ne contrôle rien.
Où on a envie de s'époumoner sur la plage à gueuler sa douleur, aussi inexistante soit elle. Balancer les galets, creuser un trou, se foutre dedans & attendre que la marée monte. Un petit suspence, quoi. Simplement pour voir si quelqu'un vous viendra en aide ou si vous creverez noyé dans 50 centimètres d'eau. Vous êtes ridicules & vous le savez.
Où on s'asseoit sur son lit, & où on prend conscience du silence. Vos yeux n'ont jamais été aussi vitreux, & vous vous demandez encore comme vous avez fait pour ne pas bouger d'un pouce pendant plusieurs heures. Ce n'est que lorsque vous sentez une petite pointe humide sur votre bras que vous vous rendez compte que vous pleurez depuis le début.
Ca représente quoi, ça? Cette eau est vide de sens. Biensûr, vous pisserez moins ce soir, & ça hydrate la peau du visage, & puis quoi? Cette personne vous aime.

Je vous le jure.
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# Posté le dimanche 13 juillet 2008 20:10

Modifié le dimanche 13 juillet 2008 20:22

stop!!!!!

stop!!!!!
J'aimerais autant vous dire, de ne pas me faire chier. Avec vos pubs à la con, vos commentaires anonymes,vos "va zy laisse moi un com et jten remet 10!!" vos "t tro boNe ta 1 06?", vos embrouilles de merde, vos "Ca va?", vos fourberies & autres crasses hypocrites, vos sourires de facade, vos "je t'aime" factices.
Je ne veux plus rien. Je n'ai plus aucune raison de sourire, ni d'espérer.

# Posté le dimanche 13 juillet 2008 20:09

Modifié le dimanche 13 juillet 2008 20:24

et si....

et si....
" Je n'aurais pas mon DE, & je ne ferais jamais ce roadtrip. Je ne serais jamais infirmiere, & je peux dire adieu à mon projet humanitaire. Je n'aurais jamais ce studio à partager avec mon mari & mes trois gosses. Je ne pourrais jamais rouler en smart coupée, & avoir un accident avec. Aïe ma hanche. Fini les matins avec les frangines, les disputes avec les parents, mon heure & demi devant ma télé à 18h10. Je n'irais jamais au concert du siècle, je ne les reverrais pas. Je n'ai pas su profiter, je ne leur ai pas dit à quel point je les aimais. Putain ma tête. Je ne lui ai pas dit à quel point je l'aimais. C'était bien la plage l'année dernière,les vances entres potes et le camping, les amours d'été et le sable brulant sous nos pieds,Je n'ai pas profité du soleil aujourd'hui. Je n'irais même pas au nepal. Je suis partie alors que j'étais en froid avec mes parents. Vas-y molo connard. Je n'ai pas dis au revoir à mes soeurs, ni adieu a mes amis . Mon dos putain. Je les aime. Je ne les reverrais pas. Je ne leur ai pas dit. J'aurais du le faire. Je n'ai pas profité. Putain. Je les aime. Je les aime. Je l'aime. Eux. Ils le savent. Je ne leur ai pas dit. Je ne leur ai pas dit. Je ne lui ai pas dit. J'suis trop conne. Je leur ai pas dit, il le savent peut-être pas. Je les aime. Je vous aime. Pourquoi je leur ai pas dit bordel. J'ai pas profité, j'ai jamais profité. Je pensais pas. Arrêtez vous putain. C'est fini. C'est ce soir. C'était le dernier. C'était bien le temps que ça a duré. 20 ans. C'était dur, c'était beau. Je les aime. Je les aime. C'est fini. "



Voilà à quoi on pense en 2 minutes
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# Posté le dimanche 13 juillet 2008 20:07

Modifié le dimanche 13 juillet 2008 20:24

je garde en moi cet espoir...

je garde en moi cet espoir...
Il parait qu'il faut pas y penser, qu'il faut faire "comme si". Que le passé c'est le passé, que le futur c'est d'la merde & qu'le présent c'est pas mieux. Enfin ça, c'est eux qui le disent. J'ai une toute autre politique, un truc plus laxiste, voyez. C'est que le passé fait partie du présent, & que le présent sera le passé dans le futur. Que les souvenirs, ça rôde souvent prêt du coeur & que finalement c'est pas plus mal, hein. On peut dire que les gens, ils sont un peu barrés, finalement. Vivre dans une seule époque, c'est pas bon pour la santé, il paraît. Les blocages, c'est pas bon pour le cerveau, pour le coeur. Pour tout ça, quoi.
Alors moi, j'y pense. D'abord parce que c'est bon pour la santé, & puis parce que il y a des fragments qu'on peut pas oublier sous prétexte que c'est fini. Soyons réalistes, on ne peut rien effacer. Alors allons y franco, les deux pieds dans le plat, de gaieté de coeur. Il faut plonger dedans, fouiner, mélanger tout, s'asseoir en plein milieu & apprivoiser les souvenirs les plus douloureux & les plus touchants. Les laisser venir, reprendre un souffle de vie, & puis repartir. Se dire que tout peut changer, que ça peut recommencer.
& Peut-être, ho oui peut-être, qu'un jour j'aurais à nouveau un entretien privé avec les frissons de son dos.
Mais ça , c'est une autre histoire.

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# Posté le dimanche 13 juillet 2008 20:02

Modifié le dimanche 13 juillet 2008 20:25